Le jardin arc-en-ciel
d’Ogawa Ito

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Auteure : Ogawa Ito
Editeur : Philippe Picquier
Parution : Rentrée littéraire 2016
Genre : Roman
ISBN : 2809727228

Résumé : Izumi, jeune mère célibataire, rencontre Chiyoko, lycéenne en classe de terminale, au moment où celle-ci s’apprête à se jeter sous un train. Quelques jours plus tard, elles feront l’amour sur la terrasse d’Izumi et ne se quitteront plus. Avec le petit Sosûke, le fils d’Izumi, elles trouvent refuge dans un village de montagne, sous le plus beau ciel étoilé du Japon, où Chiyoko donne naissance à la bien nommée Takara-le-miracle ; ils forment désormais la famille Takashima et dressent le pavillon arc-en-ciel sur le toit d’une maison d’hôtes, nouvelle en son genre.Il y a quelque chose de communicatif dans la bienveillance et la sollicitude avec lesquelles la famille accueille tous ceux qui se présentent : des couples homosexuels, des étudiants, des gens seuls, des gens qui souffrent, mais rien de tel qu’un copieux nabe ou des tempuras d’angélique pour faire parler les visiteurs ! Tous repartiront apaisés. Et heureux.Pas à pas, Ogawa Ito dessine le chemin parfois difficile, face à l’intolérance et aux préjugés, d’une famille pas comme les autres, et ne cesse jamais de nous prouver que l’amour est l’émotion dont les bienfaits sont les plus puissants.On réserverait bien une chambre à la Maison d’hôtes de l’Arc-en-ciel !

Mon avis :

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Encore un emprunt à la bibliothèque. Je me suis tournée vers ce livre, attirée comme un aimant par la couverture. Euh..oui…j’avais justement très faim à ce moment là…
J’avais également besoin de fraîcheur en plus de fruits rouges, d’un bon livre tout doux qui ne fasse pas trop mal à la tête après la lecture de Lisario ou le plaisir infini des femmes (article précédent). En général il est vrai que dans ces moments là je m’oriente vers les auteurs japonais. Je les trouve plus poétiques, plus proches dans la description des choses du quotidien, donc malgré des histoires légères la narration est loin d’être gnangnan. Mais bien sûr c’est très personnel comme impression ! Peut-être j’ai envie d’exotisme et quand un livre m’évoque des petits sushis, des makis et un bol de riz cela attire mon attention tout simplement…

Le jardin arc-en-ciel nous fait découvrir une histoire d’amour. On est avec deux japonaises Izumi et Chiyoko, avec elles nous avons des hauts et des bas, nous montons des projets d’avenir et nous avons une famille, la famille Takashima. Lesbiennes avec deux enfants, un garçon une fille, ils vont ensemble essayer de se faire accepter dans un petit village assez conservateur au fin fond du Japon, un lieu que Chiyoko nomme « Machu Picchu ». Néanmoins elles dressent fièrement le drapeau arc-en-ciel sur le toit de leur maison ! Mais il faut reconnaître que pour elles la vie n’est pas facile tous les jours. Elles ne peuvent pas se tenir la main en public et ont peur que leurs enfants soient pointés du doigt par les élèves de l’école qu’ils fréquentent. Elles ont l’impression qu’elles ne peuvent pas réellement dévoiler l’amour qu’elles ont l’une pour l’autre devant les autres. C’est injuste, oui ! Et pourtant elles sont bien plus fortes que ça et réalisent ensemble leur rêve. Cette famille est à mes yeux parfaite !
Ce livre est formidable car malgré la différence d’âge et l’homosexualité d’Izumi et Chiyoko nous ne jugeons à aucun moment leur relation. Cet amour semble tellement naturel qu’on ne se dit jamais qu’Izumi est… pédophile ! Pourtant celle-ci est âgée de 16 ans de plus et Chiyoko est encore mineure. Chat chest fort !
Lorsqu’elles décident d’ouvrir une maison d’hôtes l’ambiance est vraiment très agréable. Elles rencontrent énormément de monde. Moi qui suis gourmande, je raffole des descriptions culinaires lorsqu’elles offrent le repas aux convives. En plus le contexte est parfait, on est en pleine nature et il fait bien froid. Ça me donne envie de m’enrouler dans une couverture, d’avoir un chat ronronnant sur mes genoux (et de boire un bon vin chaud haha). En effet ce livre  « ça se mange sans faim », slurp.
Nous rentrons dans les pensées des membres de la famille Takashima. Nous sommes entièrement avec eux, on sent vraiment qu’ils ont un passé un présent un avenir. Ils sont entiers presque palpable ! On les aime avec leurs défauts c’est pourquoi dans le livre j’étais heureuse et triste avec eux ! J’ai presque pas pleuré promis !
Un sujet également bien exploité par l’auteure : l’adolescence ou l’ingratitude des enfants dans la période boutonneuse. Crise ou pas crise on a besoin de s’éloigner de sa famille… même de la famille Takashima ?!!
C’est la faaute aux hormonees Simone.. ?

Et… la fin est magnifique et inattendue… mais…

Mais je n’en dirais pas d’avantage, le résumé en dit bien trop à mon goût !!

Si vous aimez  :

Le Japon
-Avec une histoire d’amour originale
Description de la vie quotidienne
Sentiment juste
-Une histoire ou les personnages réalisent leurs rêves
-Un livre qui parle aussi d’adolescence

PS : Dans ce livre j’ai appris qu’il existe des arcs-en-ciel lunaire !

 

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LA RENARDE
de Mary Webb

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Auteure : Mary Webb
Editeur : Archipoche
Parution : dans cet édition mai 2012 / Première édition en 1917
Genre : Roman
Pages : 399
ISBN : 2352873967

Résumé : Hazel Woodus, jeune fille farouche et indépendante, vit avec son père dans la campagne anglaise. Elle aime vagabonder librement, en compagnie de sa renarde apprivoisée. Mais les bois, comme les terres environnantes, appartiennent à Jack Reddin, le hobereau local, chasseur invétéré.
Leurs chemins se croiseront donc, sans doute pour le pire. A moins que le révérend Marston qui souhaite épouser Hazel, ne réussisse à l’éloigner… Mais l’appel de la forêt n’est-il pas le plus puissant ?

Mon avis :

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A vrai dire je n’ai pas pris beaucoup de risques en achetant ce livre. J’étais sûre qu’il me plairait : une renarde, un personnage farouche, une histoire qui se déroule dans la campagne anglaise début du XXème siècle et une description psychologique pointue et un peu d‘amour. Non, en effet il ne pouvait pas me décevoir et il ne m’a pas déçu !

Mais je ne me suis pas sentie proche d’Hazel. Hazel vit à la campagne, libre comme une petite renarde mais étrangère de la société et des croyances autres que les siennes. Elle, elle croit aux légendes « aux meutes de la mort ». Son père est barde et fabrique des cercueils. C’est tout ce que j’aime, ce petit côté celtique. Mais j’avoue avoir eu l’impression d’un surplus de naïveté. J’ai trouvé Hazel un peu trop sotte… Mais cela  fait la beauté du texte car ses réactions sont imprévisibles ! Alors d’accord, j’accepte, je me laisse prendre par l’histoire, Hazel est éduquée à la « Rousseau » ignorante de tout. La description des paysages sont magnifiques. Le livre prend son temps mais on ne s’ennuie pas ! Non, non ! Ici on se rend vraiment compte de l’absurdité des sentiments. Notre penchant naturel est de faire des choses qui ne reposent pas sur la moral ni la raison. Hazel personnifie cette conception, elle écoute son instinct. C’est justement au moment ou elle se soumet aux conventions qu’elle est complètement perdue… On ne comprend pas toujours ses choix, mais il faut bien se dire qu’elle a été éduqué « par la nature » ! J’ai mis un certain temps à comprendre. Oui oui… ce livre m’a fait un peu mijoter haha ! J’ai trouvé très intéressant de voir le recule de cette jeune fille sur le monde. Elle ne comprend pas la religion du christianisme « pourquoi le Christ s’est sacrifié ? C’est horrible », « pourquoi dit-on que les animaux n’ont pas d’âme ? ». Elle revient sur des questionnements essentielles dont les réponses semblent prémâchées. Des choses qu’on s’est imposé comme évidentes mais personne n’est capable de lui répondre…

J’ai adoré le révérend Marston son époux. Tellement gentil et compréhensif ! Sa mère est horripilante digne d’une maman dans les livres de Jane Austen ! Ce personnage m’a beaucoup fait rire ; petite bourgeoise, ridicule à souhait ! Ils sont mes deux chouchous de l’histoire, c’est eux qui m’ont donné vraiment envie de continuer cette aventure.
Tandis que Reddin… est la personne la plus détestable ! Extrêmement possessif désirant ce qu’il n’a pas,  il est le contraire d’Hazel.
Pourtant celle-ci se fait embobiner, il l’a manipule complètement. J’ai apprécié justement voir comment ce personnage s’y prend pour « l’apprivoiser » et lui faire aimer ça. Quel affreux personnage !! Je l’imaginais tout à fait dans un film, la pression qu’il met à Hazel est très présente. Il l’espionne, il lui fait du chantage, il l’a fait mentir… et en même temps il l’attire ? Woaw comment est-ce possible ?

Je n’en dirais pas plus car je ne peux tout simplement pas tout raconter !

Si vous aimez dans les romans :

-La nature, la campagne anglaise
-Une jolie plume
-Le début XXème siècle
-Des questionnements
-Les légendes
-Des personnages haut en couleur
-La manipulation
-Les sentiments
Les renards haha !