Songe à la douceur
de Clémentine Beauvais

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Auteure : Clémentine Beauvais
Editeur : Sarbacane
Parution : 2016
Genre : Roman
ISBN : 2848659084

Résumé : Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse, et lui, semblerait-il, aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il ne peut plus vivre loin d’elle. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ?
Songe à la douceur, c’est l’histoire de ces deux histoires d’amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans, à ce moment-là d’une vie, peuvent changer. Une double histoire d’amour inspirée des deux Eugène Onéguine de Pouchkine et de Tchaïkovski – et donc écrite en vers, pour en garder la poésie.

Mon avis :

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Ce livre est pour moi une nouvelle aventure. Il s’agit tout d’abord d’un roman adressé à la jeunesse, écrit en vers avec une mise en page et une typographie particulières. On retrouve des sortes de calligrammes dans le récit, c’est superbe ! Cela peut rebuter, mais alors quel dommage ce serait de passer à côté !! Même moi au départ j’étais sceptique « c’est quoaw çaw ? ». C’est un vrai défi que je me suis lancée. Eeeet… jackpot ! Oui les enfants, Tatie Goupile a eu un vrai coup de cœur ! Un véritable coup de foudre pour cet histoire d’amour ! Meeeeuh non ce n’est pas gnangnan, meeeuh non ce n’est pas que pour les filles ! Alors je dis dommage que l’auteure mette ce livre dans la catégorie jeunesse, dommage que cette auteure mette un peu trop de flonflons sur la couverture qui pourraient rapidement faire dériver les yeux de certains potentiels lecteurs sur d’autres livres. Mais je dis oui à cette superbe mise en page ! Car il est loin d’être aussi naïf qu’il paraît !

Alors tout d’abord il est bien de savoir que cette histoire n’est pas réellement inventée par Clémentine Beauvais. Songe à la douceur reprend le récit et les personnages d’un roman également écrit en vers sous le nom d’Eugène Onéguine d’Alexandre Pouchkine, livre rédigé au début du XIXème siècle. L’auteure s’inspire donc de la trame pour la mettre à notre époque ! Je trouve l’idée formidable j’ai tout de suite pensé au film de Baz Luhrmann Roméo+Juliette avec Léonard Dicaprio.
De ce fait j’ai beaucoup ri, il y a un tel décalage, dans ce livre. J’avais l’impression de lire un classique mais avec des expressions plus sincères, plus actuelles, plus crues que cela m’a fait, oui… rire (mais dans le bon sens on s’entend bien hein !). Je suis peut-être bon public, j’ai peut-être un humour particulier mais je vous jure que j’ai rigolé plus d’une fois ! Car l’écriture est belle, les vers sont originaux, les évènements sont sublimes, l’histoire d’amour est tragique mais les sentiments, les pensées sont sans pudeur. Ils utilisent également les moyens de communication d’aujourd’hui. Imaginez Monsieur Darcy dans Orgueils et préjugés vous parler comme un adolescent du XXIème siècle. Alors un petit texto de Monsieur Darcy ^w^ ?
Je vous arrête tout de suite : cette lecture n’est pas compliquée ! Ça se lit très rapidement, on le dévore, on se laisse porter. La plume est belle mais en même temps très très accessible. Je l’ai lu en une après-midi et j’étais très triste d’avoir terminé… snif que lire après un tel ouvrage ?!

Alors comme le résume si bien le résumé, il s’agit de deux adolescents qui se retrouvent 10ans plus tard dans le métro parisien. Et par moment nous revenons en arrière pour comprendre leur amour passé. On va connaître leur première aventure et finalement savoir qui ils sont. Je me suis moi même surprise de ne pas particulièrement avoir aimé les personnages principaux et pourtant j’ai adoré cette histoire… En effet, on n’a pas envie de leur ressembler (même si je me suis retrouvée dans les deux… autoflagellation haha) ! Les protagonistes ont des personnalités bien dépeintes. On les connaît bien c’est pourquoi on s’autorise je pense à les détester et à la juger. On est dans leurs têtes en même temps que certains dialogues et ils discutent parfois même avec l’auteure !! Et ça c’est fort ! Ils sont complexes et si différents, Tatiana et Eugène pourraient personnifier la vie et la mort.
Eugène pour moi représente la mort : dépressif aigri, il prend conscience qu’il s’est gâché la vie à lui tout seul. Bravo monsieur ! Par orgueil il se ventait d’avoir tout compris, compris que la vie est injuste, inintéressante et que l’amour n’est qu’illusion. Eugène  dépeint très bien le courant romantique du XIXème, un être mélancolique exaltant le mystère et les remords n’est-ce pas…
Tatiana au contraire, elle, à mes yeux représente la vie, la passion, elle, n’a pas peur des opportunités ! Elle pétille jusqu’au jour ou…
Qu’est-cela fait quand la mort et la vie tombent amoureux ?
C’est terrible et en même temps superbe de voir comment ces deux êtres, ces deux adolescents se sont influencés, et la conclusion qu’ils ont tirés de leur amour passé… Tatiana…oh Tatiana…!

Ce qui est troublant c’est qu’une histoire d’amour d’enfance bouleverse réellement une vie. Ces petites aventures restent à jamais gravées dans nos mémoires !

Mais… chuuuut chut chut je me tais à vous de découvrir la suite si vous le désirez !

Il y également pour le petit plus quelques références artistiques… Oui Tatiana est étudiante en histoire de l’art !

Si vous aimez :

– Une plume originale !
– La poésie
– Un travail de mise en page !
– L’humour
Psychologie des personnages
– Une histoire d’amour poignante : rencontre / illusion / désillusion / retrouvaille
– Les clins d’œil artistiques
– (Une impression d’avoir un classique entre les mains avec des technologies d’aujourd’hui ! Un classique d’aujourd’hui ?! Woaw)

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LA HORDE DU CONTREVENT D’ALAIN DAMASIO

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Auteur : Alain Damasio
Editeur : Gallimard
Collection : Folio SF
Parution : le 05 mars 2015
Genre : Imaginaire
Pages : 736
ISBN : 9782070464234

 Résumé : Un groupe d’élite, formé dès l’enfance à faire face, part des confins d’une terre féroce, saignée de rafales, pour aller chercher l’origine du vent. Ils sont vingt-trois, un bloc, un nœud de courage : la Horde. Ils sont pilier, ailier, traceur, aéromaître et géomaître, feuleuse et sourcière, troubadour et scribe. Ils traversent leur monde debout, à pied, en quête d’un Extrême-Amont qui fuit devant eux comme un horizon fou.

Mon avis :

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Ce livre m’a été recommandé à la librairie ou j’ai fait mon stage. Et je les remercie pour ça, quel coup de cœur ! Ce roman a reçu le prix de l’imaginaire 2006 et je comprend tout à fait pourquoi, je l’ai dévoré !

Transportée dans une époque inconnu, je me suis retrouvée sur une terre ou le vent ne cesse de souffler dans la même direction. De génération en génération se créent des hordes qui ont le même objectif : trouver l’origine du vent. Je trouve l’histoire très originale, l’univers est complet autant dans le langage employé (des expressions inventés, un accent différent) le contexte et la profondeur des personnages.  Le livre décrit une des dernière horde formée, elle a acquis les compétences et le savoir faire des précédentes. Mais est-ce que cela est vraiment utile de mettre sa vie en jeux en connaissant les risques et sans savoir ce qui les attendent au final ? Absurde mais grandiose !  Faire cela juste par conviction motivés juste par un peu d’espoir et de soif de vérité au péril de leurs vies je trouvais ça très poétique. La plume de l’auteur crée un rythme génial, j’étais véritablement essoufflée à force de lutter contre ces rafales. Les mots sont vraiment minutieusement choisis.
Ensemble les personnages ne forment qu’une masse forte et solide. Alors qu’étudiés séparément ils deviennent  sensible et fragile… ils sont tout simplement humain.
Mes préférés sont :  ¿ Caracole le troubadour (j’adore les troubadours en général haha)  décrit comme un artiste très charismatique, libre et détaché de toute chose et Ω Golgoth le traceur dénué de toute empathie est né pour une seule chose : accomplir cette mission.

J’ai réellement senti que tout était minutieusement travaillé !

-L‘écriture est belle mais largement accessible
-L’univers est original
-Les personnages sont complexes
-La numérotation est inversée (nous sommes aussi à la recherche de l’Extrême-Amont)
-Les noms ne sont pas écrits, se sont des symboles qui les représentent ¿ ϒ Ω (c’est pourquoi il ne faut pas perdre le petit marque page !)
Petit plus => Un CD est fourni avec le livre dans la première édition

« Quand j’en ai assez de l’ombre, je prends un livre dans une salle pour voir un peu de ciel« 

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